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Que désires-tu vraiment créer dans le monde?

Longtemps j’ai entendu parler d’objectifs, de mission de vie, de but, de raison d’être… Et tout ce qui me venait me paraissait être d’une arrogance suprême et certainement loin de la vérité. Je devais sûrement me dire cela pour justifier une certaine valeur à mon existence. Jamais personne ne m’avait posé la question « Que désires-tu vraiment créer dans le monde? » en m’expliquant que le but n’était pas de chercher une réponse, mais d’accéder à ce qui est profondément vrai pour moi…

Que désires-tu vraiment créer dans le monde ? Voilà une question qu’il m’a fallu poser maintes et maintes fois pour enfin avoir la prise de conscience que j’avais toujours su ce que je voulais créer dans le monde, mais que j’avais tellement jugé être un but dans la vie cliché, utopique et arrogant – Tu te prends pour Mère Theresa ou quoi ? – que je l’éliminais de mon champ des possibles. Je ne posais pas de questions…

Ainsi, chaque fois que la question était posée, à l’intérieur, je me disais : mouais, c’est ce que tout le monde répond, ce n’est pas ce que MOI je veux créer dans le monde. Mais alors, si ce n’est pas ça, qu’est-ce que c’est ? Mon ‘qu’est-ce que c’est’ était généralement accompagné d’une tonne de conclusions et de jugements par derrière que je tournais en rond. Le secret, avec les questions dont on a l’impression que la prise de conscience ne viendra jamais, c’est qu’elle finit toujours par arriver pour autant qu’on continue à poser les questions!

Et puis le monde a totalement changé!

Depuis la folie de ce que les médias et les gouvernements appellent la pandémie mondiale tous les comportements, toutes les prises de positions, toutes les attitudes sont exacerbées et l’absurdité, la stupidité, les jugements, les rigidités des uns et des autres, y compris les nôtres, nous sont exposés avec une telle évidence qu’il nous est impossible de les nier.

La conscience vient quand on s’y attend le moins…

C’est ainsi que, me baladant récemment au centre-ville, assaillie par les injonctions sanitaires et observant avec effarement comment mes concitoyens intégraient si facilement la distance sociale, la lumière me vint ! Soudain, j’eus une vision d’un monde où la peur latente de peut-être mourir d’une attaque virale incontrôlable aurait pris une allure d’habitude, d’un monde où plus personne ne pourrait se toucher, où l’on ne s’embrasserait plus, on ne se serrerait même plus la main, où chacun vivrait dans une peur sourde d’approcher l’autre, où chacun se replierait dans la pseudo sécurité de son cocon hyper aseptisé, et où ceux qui savent que le toucher est un besoin essentiel pour le développement et l’épanouissement des corps et des êtres devraient enfreindre la loi pour tout être naturellement avec les corps…

Il n’en fallut pas plus! En une fraction de seconde, je compris, que je ne voulais certainement pas de ce monde-là ! Ni pour moi, ni pour mes enfants et encore moins pour les générations futures. En un clin d’oeil, je vis défiler les futurs vers lesquels nous irions si nous ne choisissions pas sur le champ d’être les incroyables catalyseurs de changement que nous sommes tous et que nous nions tellement fort à coup de jugements de nous que nous restons plafonnés au maximum acceptable de la normalité…

Oui, je serais désormais la plus grande version de moi-même. Non, désormais je ne tolérerais plus de me juger, de céder à la comparaison, à l’apitoiement de moi ou à toute autre attitude qui m’empêcherait d’être ce catalyseur capable de créer un monde totalement, radicalement et absolument différent. Un monde où chacun saurait qu’il peut choisir d’être heureux, épanoui, riche et contribuant pour tous et pour la planète. Je n’ai aucune excuse, j’ai les outils pour y parvenir avec aisance et dans la joie. Désormais, je choisirai à chaque instant d’être celle qui permet ce monde-là et je m’autoriserai à oublier de choisir de temps en temps sans me juger, tout en sachant qu’à chaque instant, je peux faire un nouveau choix.

C’est exactement là, au point du choix, que le fameux libre-arbitre a été tellement sous-estimé et où la prétendue fatalité de la souffrance a occulté la disponibilité permanente du choix.

Et vous, que désirez-vous créer dans le monde ?

Vous permettrez-vous de poser la question encore et encore ? Et quand vous aurez pris conscience de ce que vous désirez créer dans le monde, reconnaissez-le, appropriez-vous-le et posez encore et encore la question, car une prise de conscience est éphémère, vous pourriez très bien prendre conscience d’autre chose. Ce que vous désirez créer dans le monde peut changer, évoluer, s’affiner à chaque instant, ce n’est pas quelque chose qu’on trouve une fois pour toutes et que l’on coule dans du béton. Alors, ne vous arrêtez pas à la première prise de conscience, n’en faites pas une conclusion immuable !

Envie d’aller plus loin ? Lisez le livre Sois toi et change le monde du Dr Dain Heer

1 réflexion au sujet de “Que désires-tu vraiment créer dans le monde?”

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